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Changement d’heure → passage à l’heure d’hiver : quels impacts sur le sommeil et comment mieux le vivre naturellement ?

30 sept.
9 min de lecture

Dernière mise à jour : 30 sept.

Chaque année, à l’automne, nous reculons nos montres d’une heure pour passer à l’heure d’hiver.

En 2026, ce changement aura lieu dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre : à 3 heures du matin, il sera de nouveau 2 heures.

Sur le papier, la nouvelle est plutôt agréable : nous « gagnons » une heure.

Mais notre organisme, lui, ne fonctionne pas avec une montre. Il se synchronise avant tout grâce à la lumière, à l’obscurité, à nos horaires de sommeil, à nos repas et à nos habitudes quotidiennes.

Même si le passage à l’heure d’hiver est généralement mieux toléré que celui à l’heure d’été, il peut donc demander quelques jours d’adaptation.

Chambre chaleureuse baignée d’une lumière automnale, avec horloge, plaid et tasse chaude, illustrant le passage à l’heure d’hiver et son impact sur le sommeil.
Le passage à l’heure d’hiver modifie temporairement nos repères de sommeil et de lumière. Quelques ajustements simples peuvent aider l’organisme à s’adapter plus naturellement.

Pourquoi le passage à l’heure d’hiver peut perturber l’organisme ?

Notre corps fonctionne selon un rythme circadien, une sorte d’horloge biologique interne qui évolue sur environ 24 heures.

Cette horloge participe notamment à la régulation :

  • du sommeil et de l’éveil ;

  • de la vigilance ;

  • de l’énergie ;

  • de l’appétit ;

  • de certaines sécrétions hormonales ;

  • de la digestion ;

  • de l’humeur.

La lumière naturelle joue un rôle majeur dans sa synchronisation.

Lorsque l’heure officielle change brutalement d’une heure, nos horaires sociaux changent immédiatement… mais notre horloge biologique ne se recale pas instantanément.

Le corps doit donc retrouver progressivement ses repères.


🕒 Quels sont les effets du passage à l’heure d’hiver sur le sommeil ?

Le passage à l’heure d’hiver est souvent relativement bien vécu, notamment parce que nous reculons l’horloge au lieu de l’avancer.

Pour autant, certaines personnes peuvent ressentir pendant quelques jours :

  • une envie de dormir plus tôt le soir ;

  • un réveil très matinal ;

  • une sensation de fatigue inhabituelle en fin de journée ;

  • une légère baisse de concentration ;

  • une impression d’être « décalée » ;

  • un sommeil temporairement moins régulier.

Certaines personnes ne ressentent absolument rien, tandis que d’autres, notamment lorsqu’elles sont déjà fatiguées, stressées ou sujettes aux troubles du sommeil, peuvent avoir besoin d’un peu plus de temps pour retrouver leur équilibre.

Et contrairement à ce que l’expression « gagner une heure » pourrait laisser penser, nous ne dormons pas nécessairement une heure de plus.

Si ton corps a l’habitude de se réveiller à une certaine heure biologique, il peut tout simplement continuer à le faire… même si le réveil affiche désormais une heure différente.


🌙 Pourquoi le passage à l’heure d’hiver est-il généralement plus facile que celui à l’heure d’été ?

Lors du passage à l’heure d’été, nous avançons brutalement l’horloge d’une heure.

Le corps doit donc réussir à s’endormir plus tôt et à se réveiller plus tôt alors que son rythme interne n’a pas encore changé.


Avec le passage à l’heure d’hiver, c’est l’inverse : nous reculons l’horloge.

Ce décalage est généralement plus facile à absorber par notre horloge biologique.

L’heure d’hiver, que l’on appelle également heure standard, est aussi plus proche du rythme naturel de la lumière solaire que l’heure d’été.

Mais un autre phénomène vient se mêler au changement d’heure : les journées raccourcissent fortement à cette période de l’année.

Et c’est souvent cette diminution de lumière qui se fait le plus ressentir.


🌥️ Le véritable défi de l’automne : la diminution de la lumière

Fin octobre, les journées sont déjà nettement plus courtes.

Avec le changement d’heure, la nuit semble soudain tomber encore plus tôt selon l’heure affichée.

Pour certaines personnes qui travaillent en intérieur toute la journée, cela signifie parfois partir le matin alors qu’il fait encore sombre… et rentrer alors que la lumière décline déjà.

Cette diminution de l’exposition à la lumière naturelle peut participer à :

  • une fatigue plus précoce ;

  • une envie de rester davantage chez soi ;

  • une baisse de motivation ;

  • davantage de somnolence en soirée ;

  • une humeur plus fragile chez certaines personnes.


Femme près d’une grande fenêtre baignée de lumière automnale, illustrant l’importance de l’exposition à la lumière naturelle pour le sommeil et l’horloge biologique.
Profiter de la lumière naturelle en automne aide l’organisme à conserver des repères réguliers malgré les journées qui raccourcissent.

Il est donc important de ne pas attribuer toutes les sensations ressenties à cette période au seul changement d’heure.

Le corps doit aussi composer avec le raccourcissement naturel des journées, la diminution de la luminosité et l’installation progressive de l’automne.


🧘‍♀️ Comment mieux vivre le passage à l’heure d’hiver naturellement ?

1. Anticiper progressivement le changement d’heure

Si tu sais que les changements d’heure te perturbent, tu peux préparer ton organisme en amont plutôt que d’attendre le dimanche matin.

À partir du lundi 12 octobre, décale progressivement ton heure de coucher, ton réveil et, dans la mesure du possible, tes principaux repas de 5 minutes plus tard chaque jour.

À raison de 5 minutes quotidiennes, tu atteindras progressivement environ une heure de décalage en 12 jours.

Une fois cette heure atteinte, conserve simplement ces nouveaux horaires jusqu’au passage à l’heure d’hiver (si tu as commencé le 12 octobre, ce sera le timing parfait avec le passage à l'heure d'hiver).

Ainsi, lorsque les montres reculeront officiellement d’une heure dans la nuit du 24 au 25 octobre, ton organisme aura déjà effectué progressivement une grande partie de l’adaptation.

Plutôt qu’un changement brutal d’une heure en une seule nuit, tu accompagnes ton horloge interne petit à petit, presque sans t’en rendre compte.


2. S’exposer à la lumière naturelle

La lumière du jour est l’un des principaux repères de notre horloge biologique.

Le matin :

  • ouvre rapidement les volets ;

  • laisse entrer un maximum de lumière naturelle ;

  • sors quelques minutes à l’extérieur lorsque c’est possible.

Une promenade, quelques minutes dans le jardin ou simplement une partie du trajet effectuée à pied peuvent déjà être intéressantes.

Et même lorsqu’il fait gris, la luminosité extérieure reste généralement bien supérieure à celle que nous recevons à l’intérieur.

Essaie également de profiter de la lumière naturelle au cours de la journée, notamment sur la pause déjeuner.


3. Bouger dans la journée

Le mouvement aide lui aussi le corps à distinguer clairement les périodes d’activité des périodes de repos.

Pas besoin d'une séance sportive intensive.

Une marche, quelques étirements, du yoga, du vélo, du jardinage ou simplement le fait de bouger régulièrement lorsque l’on travaille assis participent déjà à maintenir un bon rythme quotidien.

Profiter de l’extérieur permet en plus de cumuler deux bénéfices : le mouvement et la lumière naturelle.


4. Garder des repas relativement réguliers

Nos horaires alimentaires constituent eux aussi des repères pour l’organisme.

Pendant la période d’adaptation, essaie donc de conserver une certaine régularité.

Le soir, privilégie surtout un repas :

  • simple ;

  • suffisamment digeste ;

  • pas trop tardif ;

  • ni excessivement copieux ni très gras.

Évite également les excès d’alcool ou de sucre en soirée.

Lorsque la digestion mobilise fortement l’organisme au moment où celui-ci devrait progressivement entrer en phase de repos, l’endormissement peut devenir moins confortable.


5. Créer une vraie transition entre la journée et la soirée

La nuit qui tombe plus tôt ne signifie pas forcément qu’il faut aller se coucher plus tôt.

En revanche, cette période est particulièrement propice à la mise en place d’un rituel du soir.

Par exemple :

  • diminuer progressivement la luminosité dans la maison ;

  • mettre de côté le téléphone ;

  • prendre une douche tiède ;

  • pratiquer quelques respirations lentes ;

  • lire ;

  • écouter une musique calme ;

  • écrire ce qui tourne dans ta tête afin de ne pas l’emporter avec toi au lit.

La répétition de ces petits gestes aide progressivement le cerveau à associer cette routine à l’approche du sommeil.


6. Réduire les écrans avant le coucher

Lorsque les soirées deviennent plus longues, nous avons parfois tendance à passer davantage de temps devant la télévision, le téléphone ou l’ordinateur.

Or les écrans ne posent pas uniquement la question de la lumière.

Les notifications, les réseaux sociaux, les vidéos courtes, les informations, le travail ou certains contenus très stimulants entretiennent également l’attention.

Lorsque l’endormissement devient difficile, essaie de couper les écrans environ une heure et demie avant le coucher, ou au minimum de réduire fortement leur utilisation et de privilégier des activités plus calmes.


7. Soutenir le système nerveux

Le changement d’heure arrive à une période où beaucoup de personnes ressentent déjà la fatigue de l’automne.

Créer davantage de moments de calme peut donc être particulièrement bénéfique.

Tu peux par exemple intégrer :

  • quelques respirations lentes ;

  • des étirements doux ;

  • un moment de méditation ;

  • une lecture ;

  • une douche ou un bain tiède ;

  • une infusion de plantes traditionnellement utilisées pour favoriser la détente, comme la mélisse, la verveine ou la passiflore.

Les plantes ne sont toutefois pas anodines : en cas de traitement médicamenteux, de grossesse, d’allaitement ou de problématique de santé particulière, demande conseil à un professionnel avant de les utiliser régulièrement.


8. Respecter les vrais signaux d’endormissement

Bâillements répétés, paupières lourdes, yeux qui piquent, sensation de froid, difficulté à rester concentrée, envie spontanée de calme…

Ton corps sait généralement très bien te montrer qu’il est prêt à dormir.

Lorsque ces signaux arrivent, essaie de ne pas systématiquement les dépasser pour terminer un épisode, continuer à travailler ou passer encore une demi-heure sur ton téléphone.

Mais l’inverse est également vrai.

Ne te force pas à aller te coucher simplement parce qu’il fait nuit à 18 h ou que " c'est l'heure ".

La diminution de la lumière peut donner une impression de fin de journée alors que ton organisme n’est pas encore prêt à dormir.

L’objectif est de retrouver le juste équilibre entre l’heure affichée… et les signaux envoyés par ton corps.


9. Garder une heure de lever relativement stable

Le changement d’heure ne doit pas forcément devenir l’occasion de bouleverser complètement ton rythme.

Une heure de lever relativement régulière constitue un repère précieux pour l’horloge biologique.

Évite donc, si possible, de transformer l’heure « gagnée » en une très longue grasse matinée qui décalerait finalement encore davantage ton rythme.

Si tu es fatiguée, repose-toi bien sûr.

Mais essaie de préserver une certaine régularité d’un jour à l’autre.


🌙 Conseil naturo

Le passage à l’heure d’hiver arrive à une période où la nature elle-même change de rythme.

Les journées raccourcissent, les températures baissent et nous passons naturellement davantage de temps à l’intérieur.

Cela peut être une belle invitation à observer son propre rythme plutôt qu’à lutter systématiquement contre lui.

Peut-être ressens-tu davantage le besoin de dormir.

Peut-être as-tu moins d’énergie le soir.

Peut-être as-tu simplement envie de ralentir un peu.

Cela ne signifie pas nécessairement qu’il y a un problème.

Le besoin de repos peut évoluer selon les périodes de l’année.

L’essentiel est surtout d’observer si ton sommeil te permet réellement de récupérer et si ton énergie reste suffisamment stable dans la journée.


🤝 Être accompagné(e) en cas de troubles persistants

Le changement d’heure peut perturber temporairement le sommeil.

En revanche, il ne doit pas devenir l’explication systématique d’une fatigue ou de troubles qui s’installent durablement.

Si plusieurs semaines après le changement d’heure tu présentes toujours :

  • des difficultés importantes à t’endormir ;

  • de nombreux réveils nocturnes ;

  • une fatigue importante dès le réveil ;

  • une somnolence dans la journée ;

  • un stress ou une agitation qui empêchent le sommeil ;

  • l’impression de ne jamais récupérer ;

il peut être intéressant de rechercher ce qui entretient ce déséquilibre.


Un accompagnement en naturopathie peut permettre d’explorer de manière globale le rythme veille-sommeil, l’hygiène de vie, l’alimentation, la digestion, le niveau de stress ou encore les habitudes quotidiennes.

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Les soins énergétiques, comme le LaHoChi ou les bols tibétains, peuvent également offrir un espace de détente et de relâchement lorsque les tensions rendent difficile le retour au calme.

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En revanche, une insomnie persistante, une somnolence importante en journée, des ronflements accompagnés de pauses respiratoires possibles, des réveils avec sensation d’étouffement ou un endormissement au volant nécessitent un avis médical.


✨ En résumé

Le passage à l’heure d’hiver est généralement mieux toléré que celui à l’heure d’été.

Nous reculons nos montres d’une heure et bénéficions, sur l’horloge, d’une heure supplémentaire au cours de cette nuit.

Mais notre organisme doit malgré tout retrouver ses repères.

À cette adaptation vient s’ajouter un autre changement important : la diminution naturelle de la lumière à l’automne.


Infographie automnale sur le changement d’heure : 8 conseils avec montre, chaussures roses, repas, lit et texte explicatif.
Conseils pour une transition en douceur vers l'heure d'hiver : prépare ton organisme à partir du 12 octobre, adapte tes horaires progressivement, profite de la lumière naturelle, fais de l'exercice, garde des repas réguliers, instaure une routine du soir apaisante, limite les écrans avant de dormir, et respecte tes signaux de fatigue.

Le but n’est pas d’obliger ton corps à suivre immédiatement l’heure affichée sur une montre.

Il s’agit plutôt de lui laisser le temps de retrouver progressivement ses nouveaux repères.


Questions fréquentes


Le passage à l’heure d’hiver fatigue-t-il ?

Il peut provoquer un léger décalage pendant quelques jours chez certaines personnes, même s’il est généralement mieux toléré que le passage à l’heure d’été.


Gagne-t-on vraiment une heure de sommeil ?

Nous gagnons effectivement une heure sur l’horloge pendant la nuit du changement. Mais cela ne signifie pas forcément que le corps dormira spontanément une heure supplémentaire.


Pourquoi suis-je fatiguée alors que nous gagnons une heure ?

Le changement d’heure peut y participer, mais il coïncide également avec une diminution importante de la lumière naturelle et le raccourcissement des journées. Ces différents facteurs peuvent se cumuler.


Combien de temps faut-il pour s’adapter ?

Chez beaucoup de personnes, quelques jours suffisent. Une sensibilité particulière au changement de rythme, un manque de sommeil préalable ou des horaires irréguliers peuvent rendre l’adaptation un peu plus longue.


Pourquoi anticiper dès le 12 octobre ?

En décalant progressivement ton coucher, ton réveil et tes repas de seulement 5 minutes par jour, tu évites de demander à ton organisme d’absorber une heure entière de décalage en une seule nuit. Après 12 jours, l’heure de décalage est atteinte ; il suffit ensuite de conserver ce nouveau rythme.


L’heure d’hiver est-elle plus naturelle pour notre organisme ?

L’heure d’hiver, ou heure standard, est davantage alignée avec le cycle naturel lumière-obscurité que l’heure d’été. Mais le sommeil dépend également de nombreux autres facteurs : régularité des horaires, exposition à la lumière, niveau de stress, activité physique et respect du rythme individuel.

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